Problem

Les problèmes liés à la mortalité maternelle : Le Maroc connait un taux de mortalité important, selon les chiffres officiels de 2013 on a enregistré 100 décès pour 100 000. Parmi les causes de la mortalité maternelle, il y a : - Méconnaissance des signes d’alarme entraînent la mortalité et morbidité maternelle et fœtale - L’ignorance presque totale du déroulement de la grossesse et de l’accouchement, - l’emprise de la mystification, des superstitions et des préjugés sur la quasi-totalité des femmes conduisant à des événements regrettables et pourtant prévisibles et évitables, - la négligence de la préparation psychologique spontanée de la parturiente au cours des séances de consultations prénatales, - l’absence totale de moyens et de locaux spécialement conçus pour une Préparation psychologique à l’accouchement en bonne et due forme. - Surcharge du travail de la femme enceinte l’empêche de s’épanouir et de vivre pleinement cette période Problème lié à la pauvreté et à la situation d’exclusion des mères célibataires : Au Maroc, 150 enfants naissent hors mariage par jour, avec 27 000 nouvelles mères célibataires annuelles on est arrivé à 200 000 mères célibataires (statistiques de 2013). Ces mères célibataires tombent enceintes suite à un viol, ou suite à une promesse non tenue de mariage ou une erreur de jeunesse. Ces femmes enceintes se retrouvent du jour au lendemain sans famille, sans amis, sans domicile, elles se retrouvent dans la rue sans rien. Dans les meilleures des cas, elles sont accueillies par des associations qui les gardent pendant la durée de la grossesse et après l’accouchement, elles doivent trouver une solution à leur situation et celle de leurs bébés. Les problèmes liés au changement comportemental de la femme enceinte : Chez toutes les femmes primipares, quelque soit leur situation socio-économique, la grossesse provoque une crise identitaire, dont les effets sont d’ordre émotionnels, modifications du caractère en relation avec les modifications corporelles. Ainsi, la grossesse focalise une grande partie de l’investissement psychique de la future mère et entraîne un remaniement dans son statut, dans la relation du couple, surtout lorsqu'il existe des préoccupations excessives quant au déroulement de la grossesse, des plaintes corporelles, des inquiétudes vis-à-vis du fœtus, les craintes d’un accouchement difficile. Les femmes dans ces conditions sont souvent perturbées, et cela s’accroît à mesure que s’approche l’accouchement. Elles ont besoin d’information et de soutien psychologique afin qu’elles puissent vivre leur grossesse, accouchement et maternité dans des conditions humaines et dignement. A titre d’exemple, nous citons les principales attitudes pouvant influencer considérablement et à des degrés différents le comportement de la femme enceinte : 1- L’anxiété : un phénomène pratiquement constant dans l’état de grossesse et présent dès son diagnostic. Elle diminue entre le 4ème et le 7ème mois pour connaître une ré-ascension jusqu’à l’accouchement. Cette anxiété est centrée sur le déroulement de la grossesse. 2- L’angoisse : un sentiment de profonde inquiétude, d’appréhension ; C’est la crainte, l’attente d’un danger encore vague et parfois inconnu. L’angoisse est diagnostiquée lorsque par exemple, l’individu se défend, souvent, par une opposition aux conseils donnés. 3- La peur : un état de crainte dans une situation précise. C’est une émotion qui accompagne la prise de conscience d’un danger d’une menace possible ou concrète. La peur est toujours rationnelle, facteur d’inertie : - Peur des signes d’entrée en travail - Peur de la douleur des contractions utérines - Peur de complications au cours de l’accouchement - Peur d’une malformation fœtale - Peur de l’hémorragie - Peur de l’inconnu - Peur de la mort Ces attitudes (angoisse, anxiété, peur…) sont plus intenses chez les femmes dont le niveau socio-économique est modeste car la qualité de l’information reçue de la part des sages-femmes au cours de la Consultation prénatale ou de l’entourage est insuffisante voir nulle. Les conséquences d’un stress pendant la grossesse et l’accouchement : Les différentes études sur les effets de stress durant la période prénatale montrent (Janet Di Pietro 2002) : - Des perturbations comportementales variées telles que : troubles de sommeil ; hyperactivité, conduites de dépendance, états anxieux… - Une diminution des capacités intellectuelles. - Des effets sur les maladies de l’enfant et l’adulte, en particulier, l’hypertension artérielle, les maladies cardio-vasculaires, le diabète, l’hyperactivité, la dépression, la prématurité et l’hypotrophie. - Des effets sur la morbidité et la mortalité périnatale. Des effets sur l’index de résistance de l’artère utérine pendant le travail. Problèmes d’accompagnement dans les maternités publiques au Maroc La prestation fournie par l’hôpital public se limite à l’assistance purement technique à l’accouchement et récemment l’Etat impose une surveillance de 48h après la naissance. Dans ce cadre, la dimension humaine et psychologique est pratiquement absente. Or, toute femme enceinte et quelques soit sa condition a besoin d’une relation humaine, basée sur le respect, l’empathie et l’écoute active de la part de sa sage-femme. Une relation de proximité et de confiance avec celle-ci pour l’informer sur sa grossesse et sur les étapes de son accouchement. Cependant, au Maroc, ce suivi et préparation font défaut surtout dans les hôpitaux publics où accouchent malheureusement la majorité des femmes en situation de précarité et les mères célibataires qui, en plus des difficultés de l’accouchement, elles subissent la solitude face à cette épreuve.

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